Irak
La Cour pénale
doit garantir des plaidoiries solides
------------------------------------------
Une
nouvelle note d’information souligne les défis à venir. Human
Rights Watch, New York, le 11 février 2006
Quand
la Cour pénale en charge du procès de Saddam Hussein et de
sept
autres
accusés reprendra ses travaux lundi, elle devra faire face à
un défi
majeur
en contrebalançant le droit des accusés à prendre
un avocat de leur
choix
avec l’obligation de faire respecter l'ordre pendant le procès,
a déclaré
Human
Rights Watch dans une note d’information publiée aujourd'hui.
«
Le Haut Tribunal iraquien est à un croisement » a annoncé
Richard
Dicker,
le directeur du Programme de justice internationale de Human
Rights
Watch. « La cour est pleinement autorisée à punir les
avocats
pour
mauvaise conduite. Mais si elle prend la décision radicale d'écarter
les avocats
choisis par les accusés et impose de nouveaux avocats que
ces derniers
rejettent, les juges prennent alors un énorme risque quant à
l’impartialité
du procès ».
Les avocats
d’au moins quatre accusés ont quitté le tribunal le 29
janvier,
après que l'un d'entre eux a été expulsé du
tribunal par le juge
principal
pour comportement turbulent. Les avocats, qui représentaient
l'ancien
Président Saddam Hussein, son demi-frère Barzan Al-Tikriti
et
deux
hauts membres de l'ancien gouvernement, ont décidé de boycotter
la cour
pénale. Ils ont été immédiatement remplacés
par des avocats du
Service
de défense du Tribunal nommés par la cour pénale,
mais les
accusés
ont rejeté ces derniers et refusent leurs services.
Dans la
note d’information de sept pages publiée aujourd'hui, Human
Rights
Watch dresse les principes d’un procès équitable au cœur
des
derniers
développements de cette affaire. Cette note fait état du
droit des
accusés
à prendre un avocat de leur choix et les limites qui peuvent être
imposées
sur ce droit, elle répond à la question : la cour pénale
peut-elle
imposer
des avocats aux accusés contre leur volonté ? La note
d’information
conclut que la cour pénale ne devrait écarter un avocat
choisi
par un accusé qu’en dernier ressort uniquement et qu’elle devrait
prendre
des mesures pour garantir que tout avocat de la défense imposé
défende
efficacement ses clients.
«
Le boycott des avocats de la défense doit être traité
d’une façon qui
justifie
tant l’engagement total du tribunal pour les droits à un procès
équitable
que son contrôle des procédures », a précisé
Dicker. « Pour
minimiser
les risques encourus, la cour pénale doit s'assurer que les
avocats
qu’elle nomme présentent des plaidoiries solides ».
Depuis
le 19 octobre 2005, Saddam Hussein et sept autres anciens
officiels
iraquiens sont jugés pour des crimes ayant eu lieu dans la ville
d'Al-Dujail
en 1982. Les forces de sécurité gouvernementales sont
soupçonnées
d’avoir tué plus de 140 individus originaires d’Al-Dujail en
représailles
d'une tentative d'assassinat contre Saddam Hussein lorsque
son cortège
a traversé la ville, à 60 kilomètres au nord de Bagdad.
Español
| English
| Français
| Busca no site | Principal.—.Consciência.Net
Publicidade
.
|